Politique

Gouvernement Sama : « L’UDPS s’est taillée la part du lion doublement » (Prof. Bily Bolakonga)

Le gouvernement de l’Union Sacrée a été publié dans l’après-midi du lundi 12 avril dernier. Un gouvernement constitué de 80% des nouvelles figures, 47% des jeunes et 27% de représentativité de féminine.

Dans un entretien accordé à notre rédaction, le professeur Bily Bolakonga, analyste politique, a souligné que c’est la première fois d’avoir un gouvernement qui avoisine 1/3 des femmes et que ces dernières devraient montrer de quoi elles sont capables pour prouver qu’elles méritent les postes qu’elles ont décrochés.

Aussi, il n’a pas caché son appréciation sur la moyenne d’âge dans le nouveau gouvernement : « Il faut d’abord reconnaître que c’est un gouvernement avec une moyenne d’âge qu’on peut considérer comme bonne, dans la mesure où la plus part des ministres sont des jeunes. On a un nombre élevé des jeunes avec des idées neuves et une espèce de dynamisme. Au-delà de la jeunesse il faut aussi démontrer que le sang nouveau peut apporter des choses neuves, d’autant plus que jeunesse en doit ne peut pas être considérée comme un atout absolu, car dans notre pays on a des jeunes qui ont un esprit pervert. » a-t-il déclaré.

Dans son analyse, le professeur Bily n’a pas écarté la position de l’UDPS dans ce nouveau gouvernement : « Si on regarde du point de vue politique, on voit que l’UDPS se taille la part du lion, doublement. Princièrement parce qu’elle va continuer de contrôler la chaîne de dépenses, or la petite expérience de ces deux premières années a démontré que l’UDPS n’a pas beaucoup d’expérience en matière de la gestion financière. Ça s’est caractérisé par une espèce de gabegie financière qui amène le pays dans une situation qui n’est pas très éloignée de la faillite. (…) Deuxièmement, l’UDPS s’est octroyée la plupart des ministères régaliens, ce qui renforce le pouvoir d’un seul homme. Ça risque, à mon avis, à la fin de compte être nocif pour la démocratie. (…) On espère qu’il n’y aura pas suffisamment de frustration pour pouvoir faire imploser cette union sacrée qui me semble fragile. » a-t-il expliqué.

A la question de la durée d’attente du dévoilement de ce gouvernement, notre analyste n’a pas balbutié : « Dans notre pays lorsqu’on fait longtemps pour mettre au point un gouvernement, on se bat plutôt sur la répartition des postes que sur le programme. Ailleurs, en Belgique par exemple, le temps que l’on met avant de mettre en place un gouvernement, c’est le temps de négociations et discussions sur l’accord du gouvernement qui consiste à donner du contenu à la démarche, à la politique et aux différentes stratégies que ce dernier mettra en œuvre pour relever le défi. »

Concernant les attentes, le professeur Bolakonga reste septique : «Personnellement je ne pense pas qu’on va voir des changements importants. La personnalité du premier ministre est véritablement faible, peu connue. Il n’a pas d’assise politique réelle, c’est un homme qui va être ballotable, quand on connaît la stratégie de l’UDPS qui consiste à faire les éloges de son champion, le chef de l’Etat. »

Il a conclut en rappelant que la priorité des attentes de la population reste celle de pouvoir aller dans une situation meilleure que celle qu’elle vit maintenant.

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