Politique Securité

Politique : l’Etat de siège à l’Est du pays, une solution ou une utopie ?

La Cassation Mariste a organisé samedi 15 mai dernier, une conférence débat sur le thème « Proclamation de l’Etat de siège dans les provinces de nord Kivu et de l’ituri : analyses, enjeux et défis ». Conférence tenue dans la salle Saint Marcellin Champagnat de l’umc.

Cette conférence a connu trois exposés. Monsieur Michel Biambe Lungange, Assistant du secrétaire général administratif de l’UMC, a débuté le sien en clarifiant brièvement la nette différence entre l’État d’urgence et l’État de siège, avant de toucher les aspects juridiques liés à l’ordonnance présidentielle nº21/016 portant la proclamation de l’Etat de siège.

Est-il légal au Président de la République de decraiter l’Etat de siège ? Est-ce que l’Etat de siège renvoit nécessairement au remplacement de l’administration civile par l’administration militaire ? Quels sont les défis à relever ? S’appuyant sur ces questionnements, l’Assistant Michel affirme que la décision du Chef de l’état est de l’inégalité légale; Il s’explique en disant que c’est une décision exceptionnelle car cela revient à sa magistrature et c’est au nom de l’intérêt général de la république.

Le Professeur Bily Bolakonga a à son tour rappelé que la population de l’Est a besoin d’une paix durable, une paix parfaite. Aujourd’hui la RDC ne peut pas être considérée dans sa totalité comme Etat souverain car une partie de sa population est massacrée, tuée jour après jour, et les statistiques ne sont pas exhaustives. Le Professeur, voulant achever ses enseignements, a apprécié l’initiative du Chef de l’Etat par rapport à l’Etat de siège et a présenté quelques propositions pour la réussite de cette démarche.

Pour lui, il faut des moyens financiers et techniques permanents pour aider les militaires qui y sont; faire un tri des officiers et éradiquer ceux qui coopèrent avec les rebelles tout en muttant certaines troupes; une implication totale du Chef de l’Etat pour un contrôle quotidien de cette étendue, et cela en allant dans ces zones pour rassurer la population; mettre au point les mécanismes de récupération des sites, des armes ainsi que le reciclage de certains citoyens congolais qui sont dans ces mouvements rebelles.

« L’Etat de siège doit se faire en synergie avec les approches politique, sociologique, anthropologique, sécuritaire et de développement » a-t-il conclu.

Quand au dernier intervenant, monsieur Jean Marie Lyle, ces deux gouvernements militaires ont des défis à relever, ils doivent doubler la vigilance pour capturer et obtenir la réduction de groupes armés. Pour lui, après ceci, il faut un programme de mobilisation et de ressertion pour intégrer ces miliciens dans la vie civile.

Il a finit son exposé en présentant le bilan positif que ces gouvernements militaires ont déjà réussi depuis leurs nominations.

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